Nos Objectifs

Dans le contexte de la loi HPST, du rapport RIOLI, et alors que les difficultés économiques sont grandissantes, nous nous devons de trouver de nouvelles ressources pour de nouvelles missions.

1 Contribuer aux soins de premier recours ;

Médication officinale
Dépistage
Prévention
Dans ces deux derniers domaines importants, la profession peut répondre de façon efficace tant sur des populations cibles que sur des actions de masse.
Des rémunérations spécifiques à ces missions doivent être déterminés

 2 Participer à la coopération entre professionnels de santé ;

Absolue nécessité car l’absence de coordination nuit au bon usage des soins malgré les compétences certaines de tous les professionnels de santé.
Cette participation, qui nécessite du temps, doit être indemnisé.

 3 Participer à la mission de service public de la permanence des soins ;

Aucun problème pour le réseau dans l’organisation : sur 23000 officines, 1450 officines les dimanches et jours fériés et 1150 la nuit.
En milieu rural le rythme des gardes est très soutenu avec des rotations tous les 4 jours.
Indemnité de 75 euros par dimanche et par nuit ce qui est très faible au regard des autres professionnels de santé, nous réclamons une indemnité de 150€

4  Concourir aux actions de veille et de protection sanitaire organisées par les autorités de santé.

5  Participer à l’éducation thérapeutique et aux actions d’accompagnement de patients ;

L’éducation thérapeutique doit être partagée et coordonnée avec aussi les pharmaciens. L’accompagnement patient doit s’appuyer sur le médecin, infirmières et pharmacien choisis par le patient et éviter tout contact direct entre laboratoires pharmaceutiques et patients.

6 Assurer la fonction de pharmacien référent pour un établissement qui ne dispose pas de pharmacie à usage intérieur ou qui n’est pas membre d’un groupement de coopération sanitaire gérant une pharmacie à usage intérieur ;

Les pharmaciens participent très activement à l’expérimentation portant sur la réintégration du médicament dans le forfait des EHPAD. La coopération avec les médecins coordonnateurs et les différents acteurs de l’équipe de soins permet de réussir l’objectif de meilleure prise en charge des personnes âgées dépendantes.

Nous sommes très inquiets de l’intérêt que portent les directeurs d’EHPAD à la mise en place de PUI après le 1 janvier 2011, grâce à des regroupements.
Les pharmacies déjà fragilisées par le départ de médecins en milieu rural ont une forte activité liée à l’EHPAD, 20% de l’activité de l’officine en moyenne, et les lits ont été comptabilisés pour autoriser la création de l’officine.
Autant dire que tout transfert vers la PUI serait une condamnation à fermeture de ces pharmacies si précieuses.

L’absence de coordination se transforme en forfaitisation ce qui n’est pas la bonne solution au regard de l’hétérogénéité des patients et de leurs besoins croissants dus au vieillissement.
La bonne réponse est une coordination de proximité avec les médecins traitants et une lisibilité par une facturation individuelle des soins par patient dans le respect des recommandations HAS, une analyse des prescriptions et des dispensations et le respect des actions cibles grâce au dossier pharmaceutique et au suivi des dispensations.

7 Dans le cadre des coopérations le pharmacien peut être désignés comme correspondants au sein de l’équipe de soins par le patient. A ce titre, il peut, à la demande du médecin ou avec son accord, renouveler périodiquement des traitements chroniques, ajuster, au besoin, leur posologie et effectuer des bilans de médications destinés à en optimiser les effets ;

Le pharmacien va retrouver son cœur de métier qui est la gestion et le suivi du traitement.
Entretien pharmaceutique entre deux consultations médicales dans le cadre d’un protocole établi entre les médecins et les pharmaciens sous le contrôle de l’HAS.
Cet entretien permet de vérifier si le patient a adhéré au traitement, n’a pas d’effets secondaires, et est stabilisé pour sa pathologie.
Le pharmacien correspondant, en fonction du résultat et selon les critères du protocole, renouvelle le traitement, alerte le médecin ou demande au patient de retourner à une nouvelle consultation.
Tous les patients chroniques et surtout les plus âgés sont concernés par cette nouvelle organisation qui va permettre un suivi personnalisé avec un pharmacien correspondant de proximité.
Un honoraire sera déterminé à ce titre.

8 Proposer des conseils et prestations destinés à favoriser l’amélioration ou le maintien de l’état de santé des personnes;

Les services à la personne dans le cadre de l’HAD et du MAD, et l’évaluation avec l’entourage de l’équipement du domicile pour éviter la mise en institution trop rapide des personnes âgées peuvent relever du pharmacien.
La préparation des semainiers (PDA) pour garantir une meilleure gestion des traitements et éviter les confusions, la mise en place de matériel médical et de sécurisation pour le maintien de la personne à domicile.
Le pharmacien peut être un appui, un contact de la population pour connaître et coordonner l’intervention de toutes les aides à domicile.